Rapport d’activité 2019

Fin 2018, Artfactories/autresparts (Afap) faisait face à deux difficultés. Une difficulté d’ordre économique : un sous-financement de son action dû tant à un redéploiement de celle-ci qu’à un tarissement de ses sources de financements habituelles. Une difficulté d’ordre stratégique : comment faire entendre la parole de la CNLII en tant que parole propre aux lieux intermédiaires, sans pour autant prétendre en tant que centre de ressources s’y substituer, et alors que la CNLII, en tant que communauté est dans son mode d’organisation incapable de se représenter elle-même ? Comment la faire entendre dans toute sa force et sa singularité, quand l’espace du débat public sur les sujets qui la concernent – occupation temporaire, culture et territoire, droit culturel et démocratie – est pris d’une part par le développement du discours des tiers-lieux et de l’autre par celui de l’économie sociale et solidaire ? Toute l’action 2019 d’Afap en tant que centre de ressources et porteur historique du plaidoyer pour les lieux intermédiaires a consisté à répondre à ce double enjeu programmatique.

Rapport d’activité 2018

En 2017, Artfactories/autresparts initiait un programme général de recherche et d’action autour de la notion de «commun(s) et pratiques d’espaces» auquel chacun des membres de l’association était invité à contribuer. L’année 2018 a permis de creuser ce fil de ces réflexions sans perdre celui des actions, pour, tel que le recommandait Foucault lisant l’Anti-Oedipe, utiliser “la pratique politique comme un intensificateur de la pensée, et l’analyse comme un multiplicateur des formes et des domaines d’intervention de l’action politique.”

Rapport d’activité 2017

L’année 2017 est l’année de la synthèse pour Artfactories/autresparts. Les deux composantes fondatrices de l’association, le centre de ressource et la plate-forme de réflexion, ont été réunies en un seul geste : la recherche & l’action. Pour Af/Ap comme pour les lieux intermédiaires en général, toute action est une intermédiation. Elle produit tant des dispositifs techniques que des dispositions sociales, et partant entraîne avec elle une production de savoirs. Repenser l’association depuis cette dimension expérientielle des pratiques d’occupation d’espace qui caractérisent les lieux intermédiaires, c’était donc conjoindre, en une seule réalité, nos actions de terrain et le travail de recueillir le savoir produit par les acteurs, au coeur même de leur action.

Retour en haut