Méthode

Af/AP accompagne et documente des pratiques artistiques, urbaines et sociales d’occupation d’espaces. Ces espaces-projets se réalisent à travers l’occupation, la mise en commun et la reconversion d’espaces le plus souvent délaissés.
De la mise en commun d’espaces dont procèdent ces pratiques résulte une organisation en commun du travail comme une production de commun(S) (naturels, informationnels, culturels, urbains). Ces espaces-projets ouvrent, entre public et privé, un champ intermédiaire. Les interstices qu’ils occupent sont urbains, péri-urbains ou ruraux.

Les pratiques à l’œuvre dans ces espaces prennent de multiples noms : friches artistiques, centres culturels indépendants, collectifs d’habitants, hacker spaces, ateliers de création, recycleries, jardins partagés, création partagée…
Les expériences qui se mènent dans le champ intermédiaire produisent des effets tant en matière d’aménagement du territoire que de création, de démocratie culturelle que de patrimoine.

Construite depuis ces espaces-projets que l’on dit « intermédiaires » parce qu’ils se tiennent entre chose publique et initiative privée, entre art et société, entre culture et urbain, notre manière d’agir repose sur un mode opératoire spécifique : l’intermédiation.

L’intermédiation procède depuis les dynamiques de territoire, la reconnaissance des cultures et des usages. Visant à défaire les cloisonnements entre acteurs, elle compte sur les espaces eux-mêmes, où les trajectoires se croisent, où les milieux s’entremêlent, où se multiplient les passages entre les pratiques et les supports : notre méthode repose sur la disposition spécifique des espaces intermédiaires à l’intermédiation et à l’intermédialité.

Pour poursuivre sur l’intermédiation, lire notamment cette synthèse de l’atelier de réflexion organisé à la Briqueterie le 29 juin 2016 : Qu’est-ce qu’un lieu intermédiaire ? et retrouvez l’ensemble des contenus étiquetés « intermédiation« .